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David Curchod
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Né en 1971 à Lausanne
1992-96 Étude à l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL) avec comme professeur Luc Andrier et Jacques Bonnard
1996 Certificat d’étude de l’ECAL
1996-99 Étude à la Hochschule für Bildende Kunst in Braunschweig (HBK) dans l’atelier de Arwed D. Gorella
1997 Diplôme en Art plastique de l’ECAL
1998 Meisterschüller de Arwed D. Gorella
Expositions
2008 ESF-Espace Saint-François, Lausanne
2006 Espace Arlaud, Exposition « papier », Lausanne
La "Street promenade 2006",55 artistes y proposent une centaine de travaux, dans la ville de Lausanne
Il y a deux périodes dans mon travail :
Une période ou je peints à l’huile, en matière, ou mes sujets sont la nature et le portrait. Les dates importantes de cette période sont :
1997 « Salon Salder » Salzgitter Salder (catalogue)
1998 « Anhaltischer Kunst Preis 98 » Köthen (catalogue)
1998 « Meisterschüller Austellung 98 » BMG Halle, Braunschweig
1999 « Preis der Darmstädter Sezession 99 » Mathildenhöhe Darmstadt
L’arrivée du papier. C’est un changement radical dans mon envie de « dire » il aurait dû être une parenthèse hivernale, c’est devenu mon travail marquant ainsi l’arrêt de mes préoccupations antérieures.
Hiver 2004-2005
Mes peintures à l’huile ne séchant plus dans mon atelier à cause du froid, je décide de peindre à la gouache sur papier.
Ce travail sur papier débute vraiment au printemps 2005. La caractéristique de ce travail, c’est que je m’intéresse à peindre uniquement la peau chez les hommes ainsi que la gueule des animaux. Le lien à la forme est une trame au poinçon qui dessine les corps. Il s’agit pour moi de peindre séparément des hommes et des chiens, flottant dans un univers blanc, qui une fois encadrés deviennent des éléments mobiles permettant des compositions diverses en fonction du lieu. Cette envie de composer n’a jamais quitté mes envies bien que mon travail ait évolué.
Dès 2006 la trame au poinçon a été remplacée progressivement par du découpage. La trame au poinçon parasitait ma recherche de formes, qui devenait plus ambitieuse dans une volonté que j’avais de faire des« décors ironiques ».
Mon travail à un rapport profond à mes intimes convictions. Il s’inspire d’objet et de scène du quotidien, de super héros, il parle aussi du rêve de toutes puissances qui est en chacun de nous.
Depuis une année, je ne m’interdis plus des interventions de couleur dans mes grands formats. Elle intervient ponctuellement dans mon travail, dans une envie presque scénographiques.
Je n’ai eu l’occasion de montrer ce travail qu’une fois pour le moment, mais cela m’a permis de le faire arriver à maturité.
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SAVE MY SOUL
David Curchod
2006, Collection privée
Le tableau reproduit la silhouette d’un chien décédé (d’où le titre) au pied de deux enfants grandeur nature qui font face au spectateur; des étoiles et des inscriptions invoquant le sauvetage de l’âme enveloppent les deux chérubins tels des ex-voto. Déjà dans le titre il y a quelque chose de mystique dans cette œuvre qui concentre plusieurs aspects chers à David Curchod. Le découpage du papier, d’abord, qui s’exprime ici avec virtuosité cumulant les épaisseurs comme un jeu de miroirs et décuplant la profondeur de champ qui transforme le tableau en œuvre tridimensionnelle.
La peinture ensuite qui ne met en relief que les points importants, visages et corps, est aussi une constante dans le travail de David Curchod. Dans Save my soul, bras et visages sont lourdement fardés de rose vif, comme écorchés ; chair vive et vibrante adoucie par des touches de rose pâle.
Et pour finir, la symétrie qui constitue pour l’artiste un enjeu vital encore plus exacerbé dans ce cas précis où les enfants représentés sont des jumeaux. Dans leur disposition rigoureusement symétrique, l’équilibre des trois éléments, le chien et les deux enfants, restitue une harmonie d’ensemble presque classique en contraste avec l’expression sévère du visage des enfants. Ce regard adulte qui nous dévisage sauvera-t-il notre âme ?
Patricia Lunghi
Journaliste
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